Participation au salon littéraire franco-suisse à Delle, le dimanche 9 mai 2021

UN ENFANT D'UN VILLAGE DU DOUBS, GOUVERNEUR DES INVALIDES

 

 

messager2008

 

Le 9 juin 1964, « les obsèques du général de corps d'armée Raoul Magrin-Vernerey, dit Monclar, ont été célébrées solennellement, à 10 heures, en la chapelle Saint-Louis des Invalides ». Le général de Gaulle lui-même assistait à la cérémonie funèbre ainsi que Pierre Messmer, ministre des Armées, Jacques Chabans-Delmas, président de l'Assemblée nationale, et bien d'autres personnalités civiles et militaires. Les honneurs ont été rendus par des troupes de la Légion étrangère. La dépouille mortelle repose dans la crypte des gouverneurs entre le maréchal Leclerc et Rouget de Lisle.
Une délégation des associations « Les Francs-Comtois à Paris » et « Les Anciens Combattants Francs-Comtois » assistait à la cérémonie. Elle était conduite par M. François Papillard, le général Henry Martin, MM. Marcel Lissac, Claude Valéry-Masson, Roger Collot, Pierre Faivre, Jean Adam et Edmond Bourbon qui portaient le drapeau des anciens combattants franc-comtois.

montclar - jean louis clade

Quarante ans plus tard, le 2 juin 2004, cinquante-sept habitants de Laviron, petit village du Doubs, se sont rendus à Paris, aux Invalides, pour honorer la mémoire du grand homme. Conduite par le maire, Joseph Jacquet, la délégation a été accueillie par le Général d'armée Gaudillard, gouverneur des Invalides en présence de Pierre Messmer, du général Bresse, directeur du Musée de l'Armée, du général de Boissieux et du général de Saint-Hillier. Assistaient à la cérémonie commémorative des membres de la famille de Monclar : sa fille et son fils, ainsi que ses cousins, les familles Mihaïl et Bernardot.

 

Mais qui était Raoul Magrin-Vernerey, dit Monclar ? A la fin du XIXe siècle, Martial Magrin abandonne la fromagerie d'Arcey pour ouvrir un café-restaurant au village de Laviron. L'aubergiste a six enfants dont quatre filles qui s'expatrient pour devenir préceptrices à l'étranger. L'aînée, Anna, qui à son patronyme de Magrin ajoute celui de sa mère, née Vernerey, part à la cour de Vienne avec, pour tout bagage, son certificat d'études primaires. A force de travail, elle obtient une bonne situation dans la haute société. N'a-t-elle pas réussi à apprendre à parler cinq langues ?

 

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